• Modélisation des formes de vie et guildes écologiques des diatomées pour la bioindication en rivières
Une recherche menée par Aquabio (Rémy Marcel, Vincent Berthon, Virginie Castets, Amélie Thiers, Frédéric Labat, Bruno Fontan) et l’INRA, UMR CARRTEL (Frédéric Rimet).

La bioindication est centrale dans la directive cadre européenne sur l'eau et la loi française sur l'eau, mais la plupart des indices diatomiques ne séparent pas les différents impacts anthropiques. Pour combler ce manque, l'effet de la physico-chimie de l'eau sur les guildes écologiques et formes de vies des diatomées a été étudié pour indiquer des perturbations des cours d'eau. Des modèles additifs généralisés (GAMs) ont été construits sur un jeu de données de 1571 échantillons des réseaux de suivi des cours d'eau français. Les relations entre les métriques de guildes écologiques et formes de vie des diatomées ont été étudiées par une ACP et les résultats prédits par des GAMs. Les modèles ont caractérisé huit paramètres physico-chimiques qui modifient les stratégies adaptatives (guildes écologiques) et morphologies de croissance (formes de vie). Le phosphore total, la conductivité, les nitrates et le pH sont les facteurs les plus influents, suivis par la température, l'oxygène dissous et la matière organique.
Les résultats confirment trois groupes de diatomées avec des stratégies adaptatives différentes :
1 –les espèces se déplaçant rapidement,
2 –les espèces proches du substrat,
3 –les espèces s'étendant vers la surface du biofilm.
Quatorze métriques diatomiques ont montré une variété de réponses à différentes gammes de valeurs des huit paramètres physico-chimiques. Ces métriques pourraient être utilisées pour aider à identifier et quantifier quelles altérations chimiques sont causées par les rejets polluants dans les rivières. L’intégralité de la publication est disponible librement en anglais en cliquant ici

Le nouvel Indice invertébrés Multi-Métrique I2M2 : que change-t-il ?

L’I2M2 est un nouvel indice multi-métrique pour les invertébrés développé par l’Université de Metz en collaboration avec l’Irstea. Compatible avec les prescriptions de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), l’I2M2 va plus loin que le protocole IBG-DCE en permettant d’émettre des hypothèses quant à la nature et l’origine des perturbations d’un cours d’eau.

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